18.11.2007
La coupe du Monde 2018 en Palestine ?
15:50 Publié dans Paix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coupe du monde 2018, actualité, sport, israel, people, vive la vie, paris hilton
02.08.2007
Paix au Moyen-orient, l'espoir renaît-il ?
Les deux protagonistes principaux se disent prêts à se lancer dans un nouveau processus de paix. Ehoud Olmert est prêt à discuter et Mahmoud Abbas est disponible pour une déclaration de principes de paix.
15:01 Publié dans Paix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moyen-orient, paix, actualité, politique, france, israel, palestine
31.03.2007
60 ans de conflit israélo-arabe, une histoire entre-croisée
A l'heure où le pessimisme règne au Moyen-Orient, l'on reparle à nouveau de "négociations" secrètes entre syriens, israélien, saoudiens, libanais et autres… J'avoue que même si le terme "négociations secrètes" donne à la situation une allure de mystère plutôt austère, il y a néanmoins de quoi espérer, comme jadis à l'époque de Clinton et de Rabin.
Je l'avoue, le parallèle me plait et j'ai envie de le faire exprès avec un autre couple, celui de Bush et Sharon. Ceci dit, j'ai aussi envie de parler d'un autre couple ce soir, celui-ci est un peu moins habituel mais il est toujours porteur d'espoir, surtout en cette période sombre. C'est en tout cas ce que m'inspire la lecture du livre "60 ans de conflit israélo-arabe" écrit, face à face, par un duel arabo-israélien : Boutros Boutros-Ghali et Shimon Peres.
En réalité, s’il existe de nombreux ouvrages sur le conflit israélo-arabe, ce livre est une véritable nouveauté car c'est pour la première fois que deux acteurs actifs de cette histoire ont accepté de croiser leurs Mémoires ainsi que leurs Vérités. En fait, les deux protagonistes confrontent ici leurs visions des événements qui ont ponctué la région et qu’ils ont vécus de près, de la première guerre israélo-arabe, en 1948, à nos jours. Et attention, ils ont beau avoir un grand respect l’un pour l’autre, ils ne se font pas de cadeaux. Ils s’affrontent, chacun animé de la volonté de faire entendre son vécu et "sa souffrance" tout en acceptant d’écouter celles de l’autre. Et là pour moi, c'est une autre manière de dialoguer, nouvelle et constructive à mon sens, surtout devant les dérives extrémistes de deux côtés. C'’est avec une liberté de parole très étonnante qu’ils s’autorisent de vigoureuses critiques envers leur propre camp et nous offrent ainsi deux formidables perceptions arabe et israélienne vécues de l’intérieur.
En fait, ce conflit est souvent perçu, d’un côté comme de l’autre, comme un drame sinon un mélodrame opposant des oppresseurs à des opprimés ; des sauvages à des civilisés ; des colonisés à des colonisateurs, des destructeurs sanguinaires à des bâtisseurs d’États. Chaque partie se considérant dans son droit absolu, elle n’aura de cesse de nier la part de légitimité de son ennemi, et encore plus sa « vérité ». On ne s’en étonnera guère. Y a-t-il de la place pour la légitimité de l’Autre lorsqu’on s’est totalement engagé dans l’"épopée" de sa propre émancipation ? Ayant le sentiment de devoir bâtir son État dans une urgence d’autant plus pressante que son peuple était soumis, en Europe, à la persécution nazie, la communauté juive de Palestine pouvait-elle réellement prendre en compte la situation des Arabes ? Et les Palestiniens, tenaillés par le désir légitime de décolonisation, pouvaient-ils comprendre l’attachement à cette même terre de Juifs issus de pays colonisateurs ? Aux yeux de chacun, son bon droit sera pendant des décennies, sinon jusqu’à aujourd’hui, d’une évidence telle, que sa contestation apparaîtra comme scandaleuse. L’indignation se substituera à l’analyse et, comme dans un mélodrame, le monde se réduira à une guerre entre deux forces fondamentalement antagonistes ; à une opposition qui se résume aux souffrances infligées par l’Autre ; à l’affrontement de deux principes exclusifs. Ce sera eux ou nous. Et, afin de discréditer, de déshonorer, de disqualifier l’ennemi, on l’attaquera sur sa "moralité". Mais la vision sera plus "moralisante" que "morale", et la situation, "manichéenne". Adossée à une double obsession mémorielle, la tentation "totalitaire" sera difficilement évitable. Aucun compromis ne sera possible : avec le mal, on ne transige pas, on ne discute pas avec le "diable". Et l’on ne renonce jamais.
Mais ce conflit n’est pas un mélodrame. Il s’agit plutôt d’une tragédie, c’est-à-dire d’une histoire ambiguë où les protagonistes qui s’affrontent ont chacun leur part de légitimité, leur part de lumière comme leur part d’ombre, leur part de crimes comme leur part de noblesse.
Ces entretiens croisés tournent autour des grandes dates qui scandent l’histoire du Moyen-Orient : 1947, plan de partage de la Palestine ; 1948-1949, naissance d’Israël, avortement de l’État palestinien ; 1952, révolution des Officiers libres en Égypte ; 1956, crise de Suez ; 1967, guerre des Six Jours ; 1970, réveil de la conscience nationale palestinienne ; 1973, guerre d’Octobre ; 1977, voyage de Sadate à Jérusalem ; 1978, accords de Camp David ; 1981, assassinat de Sadate ; 1982, guerre du Liban ; 1987, déclenchement de l’Intifada ; 1993, accords d’Oslo ; 1994, assassinat de Yitzhak Rabin ; 2004, mort de Yasser Arafat, etc.
Pour autant, il ne s’agit pas d’un livre d’Histoire au sens traditionnel : les acteurs ne se prétendent pas "objectifs". Ce livre présente les perceptions arabe et israélienne vécues de l’intérieur ainsi que leurs évolutions respectives. Car si les faits sont connus, leur interprétation est affaire d’état d’esprit, de mentalité et de vécu. Et c’est précisément de la confrontation de ces états d’esprit qu’il est question dans ce livre.
23:55 Publié dans Paix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, moyen-orient, liban, actu, livre, écriture, politique
03.02.2007
Israéliens et Palestiniens plantent ensemble des oliviers
Plus de 150 Israéliens et 150 Palestiniens ont planté vendredi environ 1.200 oliviers près du village cisjordanien de Salam (paix), à côté de Naplouse.Cette cérémonie s'est déroulée sous le slogan "plantation de solidarité entre paysans israéliens et palestiniens". Ces oliviers ont été plantés dans une zone où plusieurs centaine d'arbres avaient été arrachés ou sciés ces dernières années, dont beaucoup par la main de colons israéliens de la région. Les organisateurs ont déclaré : "A l'occasion de la fête juive de Tou biShvat, nous voulons envoyer un message de solidarité entre les paysans israéliens et palestiniens, et souligner l'importance de l'état de droit.
Ca laisse à espérer un peu, non ?
23:30 Publié dans Paix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israël, moyen-orient, environnement, écologie, politique, france, actualité
23.12.2006
Ouvrir ou pas la porte de Damas ?
D'un autre côté, le rapport du groupe d'études sur l'Irak dirigé par l'ancien secrétaire d'Etat James Baker recommande aux Américains une nouvelle stratégie au Moyen-Orient, qui donnerait la priorité au dialogue avec Damas. La débâcle américaine en Irak serait telle que n'importe quelle force pouvant contribuer à la stabilité régionale serait la bienvenue, y compris la Syrie, dit un article paru dans Newsweek. "Oui, mais la Syrie soutient l'insurrection sunnite en Irak, elle encourage le terrorisme palestinien et les activités guerrières de la milice libanaise pro-iranienne Hezbollah, souligne Newsweek. "Le régime d'Assad ne peut donc pas contrôler toutes ces menaces, il peut seulement les aggraver."
Baker recommande également le retrait israélien du plateau du Golan, en échange d'un accord de paix entre la Syrie et Israël, ce qui créerait des conditions favorables à la stabilisation de la région et faciliterait la tâche des Américains en Irak. Ceci pourrait même selon lui éloigner la Syrie de la sphère iranienne. Un tel éloignement limiterait l'influence iranienne sur la région au profit de la Syrie.
Et malgré cela, tout comme le président Bush Ehoud Olmert ne semble pas convaincu de la nécessité d'une ouverture diplomatique vers la Syrie, en se justifiant du "soutien" syrien au terrorisme et en aidant le Hezbollah au Liban et le Hamas chez les Palestiniens. Autrement dit, encore une fois, l'assouplissement de la position syrienne, qui ne pose pas de conditions préalables aux négociations, n'a pas eu d'impact sur la position israélienne.
Il faut noter que la position syrienne est venue au même moment où s'est tenu à Téhéran la conférence sur l'Holocauste. Pour le journal israélien Ha'Aretz, "Assad a voulu signaler qu'il ne partage pas l'appel de son allié iranien à la destruction d'Israël". Le signal est fort, mais il n'a pas forcément eu écho ni en Israël, ni en Occident !
Ce qui est intéressant que cela ne reste pas sans réaction en Israël. Ha'Aretz a invité Olmert à revoir sa position, à savoir "réfléchir plus sérieusement aux propositions d'Assad". L'appel lancé par Assad pour reprendre les négociations de paix avec Israël apparaît aux yeux de beaucoup comme une concession importante de la part de Damas et un grand changement dans sa stratégie. Ce qui pourrait être considéré comme une manœuvre risquée par les Syriens.
13:05 Publié dans Paix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, europe, israel, liban, moyen-orient, actu
Assad attend Ehoud
Assad attend Ehoud
Yariv Oppenheimer *
Echec, obstination, aveuglement diplomatique, crainte et arrogance : il n'y a pas de meilleurs termes pour qualifier la manière dont le gouvernement israélien a réagi à l'offre de la Syrie de retourner à la table des
négociations sans conditions préalables. Dans un avenir pas si lointain, ce refus d'Israël de parler avec le régime syrien pourrait se révéler la plus grande erreur stratégique du gouvernement Olmert, bien que le concours pour ce "titre" soit serré.
Toute personne d'intelligence moyenne se rend compte que l'été dernier, Israël n'a seulement combattu au Liban et contre le Hezbollah, mais aussi contre la Syrie. Bien qu'aucun coup de feu n'ait été tiré sur la frontière
israélo-syrienne, en pratique, le Hezbollah a utilisé la Syrie, qui l'a aidé à transférer des équipements et des armes depuis l'Iran.
Que cela nous plaise ou non, nous avons déjà payé un lourd tribut lors de la dernière guerre du Liban à cause de l'absence de paix avec la Syrie et de notre occupation du Golan.
Aujourd'hui, à la veille du développement de l'arme nucléaire iranienne et d'une révolution possible au Liban, la Syrie appelle de nouveau Israël à négocier un accord de paix sans conditions préalables.
Contrairement au Hezbollah et à l'Iran, la Syrie reconnaît l'existence d'Israël et ne réclame pas son annihilation. Le régime syrien a fait savoir son désir de récupérer le Golan, comme l'Egypte a récupéré le Sinaï, et d'une paix et d'une normalisation de ses relations avec l'Etat d'Israël.
Bien entendu, les nombreux hommes politiques et commentateurs ont raison quand ils ne cessent de décrire la Syrie comme un Etat qui finance le terrorisme, qui offre au Hezbollah et au Hamas un havre à Damas, et la façon dont la Syrie continue à servir de lien entre l'Iran et le Liban. Mais, si ces analyses sont exactes, leur conclusion (éviter le dialogue avec la Syrie) est erronée.
C'est précisément parce que la Syrie est un facteur si important au Moyen-Orient, il n'y aurait pas plus grand coup porté au Hezbollah et à l'Iran qu'un accord de paix signé entre Israël et la Syrie. Pareil accord
assécherait le Hezbollah, isolerait Téhéran, et l'équilibre stratégique dans la région tournerait en faveur d'Israël.
Israël doit exiger des Syriens au cours de négociations et non comme condition préalable d'abandonner les organisations terroristes et l'Iran et de coopérer à la stabilité de la région, y compris au Liban.
Mais exiger du régime syrien d'adopter cette attitude avant même que des pourparlers aient débuté, ce n'est pas sérieux, et cela ne constitue qu'un prétexte pour justifier le refus d'Israël.
Tout régime un peu intelligent, y compris la Syrie, ne va pas prendre l'initiative d'un clash avec les éléments radicaux avant l'entame de négociations et avant que leur issue ne devienne claire. La Syrie n'a aucune raison de changer de politique à l'égard d'Israël avant que celui-ci accepte sa demande de retourner à la table des négociations.
Et même si les Syriens n'ont pas sérieusement l'intention de changer de voie, cela ne peut être vérifié qu'après que des négociations seront entamées et que le sérieux des deux parties sera examiné.
Aujourd'hui plus que jamais, alors que le Moyen-Orient devient chaque jour un endroit plus dangereux et que chaque jour qui passe rend la menace iranienne plus réelle, alors que les éléments islamistes montent en puissance, c'est le moment pour Israël d'épuiser toute les possibilités de paix et de normalisation, et de vérifier avec tout le sérieux possible les intentions syriennes à l'égard d'un accord de paix.
Les conséquences d'un pareil accord ne se résumeraient pas à la possibilité d'aller manger un houmous à Damas. La paix avec la Syrie est avant tout une nécessité stratégique essentielle pour isoler l'Iran et l'islam radical, tracer la voie à un accord avec le Liban et d'autres Etats de la région, et garantir la survie d'Israël au Moyen-Orient.
* Yariv Oppenheimer est secrétaire général de Shalom Arshav (La Paix Maintenant).
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3341534,00.html
Yediot Aharonot, 18 décembre 2006
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
| | Source : Liste de diffusion La Paix Maintenant Inscription/Désinscription : http://www.lapaixmaintenant.org/liste |
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